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Rénover les ouvertures d’une demeure ancienne ou d’un bâtiment classé relève souvent du numéro d’équilibriste : comment gagner en confort thermique et acoustique sans trahir l’authenticité de façades séculaires ? La récente réhabilitation menée dans la salle de conférence de l’emblématique Lycée Henri IV, à Paris, en offre une démonstration exemplaire. Grâce à la gamme en bois Héritage conçue par le fabricant français Atlantem et installée par l’entreprise artisanale Révêco Bois, le lieu a retrouvé son allure d’origine tout en adoptant les standards techniques du neuf.
Une réalisation inspirante pour tous les propriétaires de bâtisses de caractère en quête d’exigence architecturale.
Révéler le patrimoine : des menuiseries sur-mesure pour libérer la lumière
Dans cette salle historique, le temps avait laissé place à des aménagements peu flatteurs : d’anciennes menuiseries en aluminium rectangulaires et opaques masquaient des niches en pierre ainsi que de superbes vitraux d’origine.
Pour redonner vie à ce décor sans altérer les vitraux conservés en arrière-plan, la maîtrise d’ouvrage a misé sur une réhabilitation complète sur-mesure :
- Douze menuiseries Atlantem d’exception en chêne lasuré ont été façonnées aux cotes exactes des baies, culminant à 2,70 m de hauteur pour 1,30 m de largeur ;
- Des formes cintrées en ogive ont été dessinées pour épouser parfaitement les arcs des voûtes et dévoiler enfin la splendeur des vitraux ;
- Une fabrication en atelier breton, sur le site d’Atlantem à Guillac (Morbihan), perpétuant le savoir-faire de l’ébénisterie française.
La gamme Héritage a permis de répondre aux exigences de préservation du patrimoine du Lycée Henri IV grâce à sa capacité à restituer les formes en ogive et la conception traditionnelle mouton et gueule de loup, tout en garantissant les performances techniques, thermiques, acoustiques et d’étanchéité attendues pour un bâtiment recevant du public
L’esprit d’autrefois, les performances d’aujourd’hui
Ce chantier illustre à quel point la technologie moderne sait se fondre dans les codes traditionnels de la menuiserie à l’ancienne. Pour satisfaire aux exigences du patrimoine, les ouvrants intègrent un assemblage à double enfourchement et un battant central à emboîtement « mouton et gueule de loup ».
Côté finitions intérieures, le charme opère immédiatement grâce à des accessoires d’époque soigneusement reproduits :
- Des crémones en applique et des paumelles turlupets fidèles aux ferronneries d’antan ;
- Un entrebâilleur à encoche discret, pensé pour aérer la pièce en toute sécurité sans risque de claquement de vantail.
Pour autant, l’isolation n’a rien à envier aux fenêtres contemporaines. Équipées d’un double joint d’étanchéité (sur le dormant et sur l’ouvrant), ces menuiseries bois atteignent un coefficient thermique Uw de 1,4 W/m².K et un classement AEV performant (A4 E7B V*C2). Elles affichent également un affaiblissement acoustique de 28 à 40 dB, coupant efficacement l’agitation urbaine.

Un défi de pose relevé en deux jours
Au-delà de l’esthétique, la réussite d’un tel projet repose sur la mise en œuvre. En plein cœur de Paris et au sein d’un établissement en activité, le calendrier imposait une rigueur absolue.
Afin de fluidifier le chantier, les fenêtres ont été livrées de nuit et entièrement pré-ajustées en usine. Cette conception a permis à l’installateur normand Révêco Bois de poser l’ensemble des douze imposants châssis en tunnel en seulement deux jours, sans aucune retouche lourde sur place.
Une preuve concrète que le respect des contraintes patrimoniales peut désormais rimer avec rapidité d’exécution et confort thermique durable.

Images : © Atlantem